Le double champion olympique kényan Eliud Kipchoge a remporté dimanche le marathon de Tokyo, mais a échoué à battre son propre record du monde, en franchissant la ligne après 2 heures, 2 minutes et 40 secondes.

La légende de la course à pied, âgé de 37 ans, s’est détaché de son compatriote Amos Kipruto après environ 35 km de course mais sans parvenir à battre son record de 2h01:39 établi à Berlin en 2018. Il est aussi détenteur d’un record officieux, sous la barre mythique des 2h, en 1h59:41, obtenu à Vienne en 2019 lors d’un événement monté pour lui.

« Je suis vraiment heureux. Je suis très excité d’être à nouveau au Japon, particulièrement après remporté le titre olympique l’an dernier à Sapporo », à l’occasion des JO de Tokyo, a-t-il déclaré. Il défendait alors son titre de champion olympique du marathon conquis en 2016 à Rio de Janeiro.

Kipchoge n’a pas pourtant pas été aidé quand, au km 10, le groupe de tête s’est trompé dans un virage. Il a alors perdu environ dix secondes, et son rythme, quand ce groupe est revenu vers lui pour reprendre le bon intinéraire.

Kipruto a fini deuxième en 2h03:13.

Tokyo fait partie des six marathons « majeurs », avec New-York, Berlin, Chicago, Londres et Boston. Kipchoge a annoncé vouloir les remporter les six dans sa carrière (avant Tokyo, il a déjà gagné Londres, Chicago et Berlin).

Il espère aussi tripler son titre olympique à l’occasion des Jeux de Paris en 2024, un record encore inégalé.

Chez les femmes, sa compatriote Brigid Kosgei, 28 ans, a ébloui la course en 2h16:02, le 3e temps le plus rapide de l’histoire, à un peu moins de deux minutes de son record du monde.

Source:AFP