Le chant des oiseaux, la balle qui entre dans le trou et les flashes des photographes. Ce sont les seuls bruits que l’on pouvait entendre jeudi à Yangju, en Corée du Sud, où les golfeuses professionnelles ont repris la compétition.

Sans spectateurs, le silence s’impose encore comme l’une des principales caractéristiques de cette ère du sport après le Covid-19. Tout comme les mesures de distanciation et l’usage de masques pour endiguer la propagation du coronavirus.

Les joueuses doivent ainsi rester à deux mètres les unes des autres. Le port du masque est obligatoire en dehors du temps de jeu, et conseillé pendant. Il est strictement interdit de toucher le tee sans gants.

Le Lakewood Country Club, au nord-est de Séoul, accueille le KLPGA Championship, premier tournoi de golf féminin de haut niveau depuis février, quand la LPGA américaine a suspendu sa saison.

Faute de sport en direct à se mettre sous la dent, des télévisions américaines, canadiennes et australiennes ont acheté des droits de diffusion du championnat de Corée du Sud, pays d’origine de plusieurs des meilleures golfeuses mondiales.

« D’habitude, beaucoup de spectateurs viennent, plus qu’aux Etats-Unis. Mais je suis satisfaite rien que de pouvoir jouer », a déclaré la N.6 mondiale, Kim Sei-Young.

Les 150 concurrentes engagées étaient tenues de prendre leur pause-déjeuner seules à leur table, sans leurs caddies ou leurs proches.

« Toutes les golfeuses devaient regarder dans la même direction » pour éviter les bavardages, expliquait mercredi la N.3 mondiale Park Sung-Hyun.

Toute personne entrant dans le golf a dû se faire prendre la température et décliner son identité.

Le golf n’est pas le premier sport à reprendre en Corée du Sud: les ligues de baseball et de football, très populaires dans le pays, ont aussi repris la semaine précédente, là encore à huis clos et avec des mesures de distanciation.

La Corée du Sud a été l’un des premiers pays touchés par l’épidémie de coronavirus. Mais, grâce notamment à une vaste politique de dépistage auprès des personnes potentiellement porteuses du Covid-19, elle est l’un des pays qui a le mieux réussi à la contenir.

AFP